- Avant la révolution, l’Égypte espérait une croissance de 6%, mais la crise politique et sociale a généré des perturbations dans le fonctionnement de l’économie (fermeture des banques et de nombreuses activités dans le commerce et l’industrie, difficultés de transport, couvre-feu, grèves).
- Le choc de croissance subi par l’économie égyptienne au premier trimestre 2011 se chiffre à - 4.2%. Les secteurs les plus touchés ont été le tourisme (-34%), la construction (-9,1%) et la production manufacturière (-12%).
- L’économie égyptienne, qui avait confirmé sa capacité de résilience face à la crise économique mondiale, subi ainsi un important choc de croissance en 2011, qui pèse principalement sur les finances publiques.
- Par contre, la révolution du 25 Janvier 2011 a permis la prise de conscience de l’importance de mettre terme à l’ancien système économique, basé sur la corruption organisée, la protection du monopole et la quête de gains illicites, et de commencer à construire un nouveau système économique, basé sur la promotion de l’investissement et de la production, ainsi que la stimulation des gains privés, qui prend en considération les gains de la société.
- Le Ministère des Finances et les services du FMI établissent autour de 2% la prévision de croissance sur l’ensemble de l’année fiscale 2010-2011. Pour 2011-2012, les estimations s’établissent entre 3% et 3,2%.
- À moyen terme, le rythme de croissance égyptien ne semble pas menacé, du fait de la forte volonté gouvernementale de prolonger les efforts consentis pour la croissance et l’emploi, soutenue par la libéralisation du commerce et du marché, une forte infrastructure de transport et de communications, des sources d’énergie, une main-d’œuvre habile, des cités industrielles modernes, des zones franches, un système bancaire et un marché de finances.
- La diminution de la corruption et une meilleure transparence des principales institutions publiques et privées ne peuvent qu’avoir des effets positifs.
- Le retour d’un million de chômeurs égyptiens qui travaillaient en Libye.
- Un rebond s’est déjà fait sentir dans le 2ème trimestre 2011 avec des exportations en augmentation de 22.8% en avril 2011 ( par rapport à avril 2010).
- Entre le 06-03-2011 et le 10-03-2011, 87 nouvelles entreprises ont été créées assurant 943 emplois, moyennant 17 sociétés par jour. (Source : Organisme Général de l‘Investissement).
LES PROCÉDURES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT ÉGYPTIEN POUR CONTENIR L’IMPACT NÉGATIF DE LA RÉVOLUTION :
Procédures Sociales :
• Le maintien des fonds nécessaires pour les subventions de biens essentiels tels que le gaz, le carburant, le blé et le sucre, tout en allouant plus de fonds pour faire face à toute augmentation du prix international de ces marchandises.
• L'ajout de 150 000 familles au régime des retraites par l’octroi de 17 millions de dollars.
• L'allocation des fonds de 5 milliards de livres égyptiennes pour indemniser les entreprises affectées.
• La mise en place d’une allocation de chômage de 500 à 1000 LE par employé.
Procédures Institutionnelles :
• Le gouvernement égyptien a décidé d'accorder à tous les employés de l'État une augmentation de 15% à partir du 1er avril 2011.
• L'embauche permanente du personnel temporaire du gouvernement ayant dépassé 3 ans de service.
Procédures financières et monétaires :
• Le ministère des Finances a annoncé que l'Égypte envisage de lancer un plan de relance pour consolider l'économie égyptienne.
• La Banque Centrale d'Égypte (BCE) a pris des mesures pour stabiliser les taux de change grâce à l'utilisation des réserves internationales, passées de 36 milliards de dollars à 30, mais a pu réduire au minimum la dévaluation des devises étrangères à pas plus de 1-2%.
• Le report de la perception fiscale (des taxes) des sociétés endommagées.
• Les services des autorités financières et de la Bourse égyptienne ont décidé d'utiliser 250 millions d'euros, fournis par le ministère des Finances pour soutenir les sociétés de courtage afin de maintenir la position de crédit des clients plutôt que de la liquider.
• Le Président de la centrale Misr pour la compensation de dépôt et de registre (MCDR) a annoncé qu'un nouveau fonds sera créé sous le nom de Future Égypte, visant à soutenir la bourse et capitalisant sur les valeurs de marché pas cher. Le capital versé de Future Égypte s’élèverait à 5 millions de LE et des souscriptions allant jusqu'à 250 millions de LE seront autorisées.
MESURES INCITATIVES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT EGYPTIEN POUR AMÉLIORER LE CLIMAT DES AFFAIRES EN EGYPTE :
1. La création des entreprises :
• Projets industriels: l'annulation de l'autorisation préliminaire de la Direction du développement industriel.
• Immatriculation des succursales des sociétés étrangères : (a) Réduire le temps à trois jours au lieu de 4-6 mois, (b) Simplifier les procédures et les documents requis.
• Enregistrement des bureaux de représentation des sociétés étrangères : (1) Réduire le temps à trois jours au lieu de 40 jours ; (2) Simplifier les procédures.
• Annuler l'approbation des autorités de sécurité requises pour les entreprises provenant du secteur « journalisme ».
2. Le Commerce :
• Délivrance d'un certificat d'importation valide pour trois ans au lieu de factures d'estampage sur une base régulière.
• La délivrance d'un certificat d'exportation valide pour trois ans au lieu d’une lettre annuelle.
3. L’offre de nouveaux services :
• Ouverture de nouvelles branches de l'Autorité Générale pour l'Investissement (GAFI) dans les villes du 10 Ramadan, Gamasa, Dakahleya, Six Octobre et dans le gouvernorat du Menya.
• Recevoir les frais d'adhésion des investisseurs industriels dans les chambres industrielles dans un guichet unique (pour fournir tous les services au même endroit).
• Augmenter la spécialisation du siège du Caire de la Fédération des Chambres de Commerce égyptiennes afin de fournir de nouveaux services, notamment: la modification et le renouvellement des adhésions en plus des services requis pendant la phase de création des entreprises.